03/12/2012

Le Tourisme comme moteur couvinois ?

 

Pourquoi le tourisme

comme moteur de renouveau socioéconomique à Couvin ?

 

Dans une économie polyvalente bien planifiée et bien gérée, le secteur du tourisme peut représenter de 5 à 10 % du volume d’emplois, ainsi que de la création de richesse – que l’on pourrait dans le cadre de Couvin appeler « produit local brut » -.

 

En termes de « capitaux », notre entité possède de nombreux atouts pour construire les bases d’un tourisme créateur non seulement d’emplois, de richesse, mais aussi de cadre de vie agréable et de qualité pour l’ensemble de nos concitoyens.  Actuellement,  ces « capitaux » de base, bien présents, sont pourtant malheureusement insuffisamment exploités et  mis en valeurs : Couvin manque de visibilité vers l’extérieur, Couvin croit trop peu en ses capacités à attirer et à fidéliser une clientèle touristique.

 

Quels sont nos « capitaux » de base ? Un capital naturel et paysager exceptionnel (Thiérache, Calestienne et Fagne). Un capital humain : des entreprises locales avec des entrepreneurs dynamiques, des agriculteurs courageux dans l’espace de la Politique Agricole Commune, des commerçants, des artisans, des artistes. Un capital social d’une très grande richesse : un secteur associatif  diversifié, dense, avec des pratiquants et des bénévoles dynamiques et actifs. Un capital spécifiquement touristique qui peut se décliner dans un capital bâti architectural soit historique – Couvin, Mariembourg - , soit pittoresque , avec chacun des villages de l’entité, sans oublier un capital gastronomique, un capital folklorique, et bien évidemment un capital culturel au gré de l’Histoire, avec des personnages marquants.

 

Mais ces capitaux manquent de visibilité et sont sous-exploités.

Certes, l’Administration Communale possède et gère, pour ses rentrées financières « à l’ordinaire », les exploitations des Grottes de Neptune et de l’Abri d’Hitler. C’est bien, mais c’est trop peu !

 

Couvin doit développer une « politique touristique » nettement plus ambitieuse : redonner à l’entité sa caractéristique d’antan comme lieu de villégiature, de repos et de détente dans un cadre naturel sain et de qualité, et profiter de l’opportunité du « contournement » pour se positionner  comme VILLE ETAPE sur le chemin, aller et/ou retour, des vacanciers.

 

Des chantiers peuvent alors se dégager pour construire un tourisme de qualité, qui soit créateur d’emplois locaux, aves des retours immédiats tant pour la Commune que pour les investisseurs privés. Brièvement : création de vrais sentiers de randonnées, avec des guides spécialisés pour les animer ; redynamisation de l’HORECA, avec une augmentation des lits et des tables de restauration, soit avec des hôtels/restaurants, soit avec un réseau de gîtes labellisés ( tables d’hôtes, chambres d’hôtes , gîtes à thèmes) , mise en valeur de nos artisans et de nos artistes, et création d’espaces muséaux qui enfin rendront honneur à notre glorieux passé spécifique : celui des fonderies, du travail du bois, des raquettes, notamment. Enfin, une politique globale d’entretien, de restauration et de promotion de notre patrimoine bâti architectural et historique permettrait de donner à Couvin, Mariembourg  et les villages un attrait non négligeable de cadre de qualité qui attire puis fidélise la clientèle touristique.

 

Ceci dresse très succinctement les grands axes d’une valorisation touristique de notre entité communale. Je me tiens à la disposition de tout qui voudrait prendre connaissance de mon mémoire universitaire concernant la problématique (une version en pdf est disponible).

 

 

Luc Thomé

Master en Politiques économiques et sociales

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